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OUVERTURE MUSEE L

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Le nouveau musée de l’UCL, le Musée L, ouvrira le 18 novembre 2017 dans un bâtiment exceptionnel, signal architectural de Louvain-la-Neuve, imaginé par l’architecte Jacqmain. Après deux ans et demi de travaux de rénovation, l’UCL ouvrira le tout premier musée universitaire de Belgique de grande envergure, soit + de 3830 m² accessibles au grand public. Ses spécificités ? Les dialogues qui seront insufflés entre les collections artistiques et scientifiques uniques de l’UCL et 3 labs (laboratoires) où le public pourra explorer les œuvres par des approches matérielles et techniques. Les futurs espaces du musée répondent à une volonté : devenir une « maison d’hôtes », un lieu accueillant et ouvert à tous. Pour sa première exposition, le Musée L accueillera l’artiste engagé dans les réalités humaines, Barthélémy Toguo.

18 et 19 novembre 2017 : week-end festif et gratuit pour tous !

 

Pourquoi le Musée L ?

Musée L pour Musée universitaire de Louvain. Ce nom affirme un héritage universitaire vivant et une histoire commune avec la KULeuven. L pour Louvain, pour insister sur la « marque Louvain », emblème de l’UCL depuis 1425. Le L exprime aussi par sa forme en équerre la solidité, l’ancrage et également une grande ouverture en « aile » ; il décloisonne, comme le principe des dialogues entre les œuvres. Deux dimensions nécessaires et complémentaires que l’art dynamise.

Quelles spécificités ? Quelles collections ?

Les collections du musée sont issues des professeurs de l’UCL et d’importantes donations privées. S’y côtoient des œuvres d’art (Rembrandt, Goya, Picasso, Magritte, Alechinsky,…), des spécimens d’histoire naturelle, des objets archéologiques et ethnographiques ou encore des machines et inventions à vocation scientifique.

Le Musée L possède 3 spécificités dans son ADN :

  • le dialogue entre les œuvres, soit un bavardage inattendu entre une sculpture du Moyen Âge et un bouddha, entre une œuvre gravée de Picasso et un masque africain, entre des écritures antiques face à des machines à calculer... Ces œuvres parlent toutes les langues, toutes les époques, toutes les cultures et toutes les techniques. Toutes expriment l’incroyable force d’invention et de création de l’être humain, qui anime chaque homme et femme ;
  • sa nature universitaire : le musée accueillera notamment les collections scientifiques et didactiques de l’UCL, des œuvres qui racontent l’histoire de l’université. A l’époque où les étudiants n’avaient pas de tablette pour apprendre, les professeurs ont rassemblé des collections… pour pouvoir enseigner. C’est l’une des raisons de la diversité des œuvres du Musée L, à l’image des matières enseignées à l’UCL ;
  • ses 3 « labs », des laboratoires d’expérimentation où les visiteurs pourront toucher, palper les collections ; faire l’expérience de la gravure ; reproduire des moulages ; repenser les œuvres en 3D et en couleurs ; soit susciter des émotions inédites, jouer, créer.

Le parcours dans le musée est conçu comme une exploration de ce qui pousse l’homme à inventer. Le visiteur découvre les collections à travers 5 thèmes :

  • S’étonner : le parcours débute par un foisonnement d’objets prélevés dans toutes les collections, sans ordre apparent. Un grand cabinet de curiosités révélant l’incroyable diversité du monde
  • Se questionner : passé l’étonnement, il sera question de comprendre le monde. La seconde étape présente la passion des chercheurs à travers l’histoire de l’UCL (films, archives, instruments scientifiques à l’appui)
  • Transmettre : manuscrits précieux, objets archéologiques… la troisième étape montre ces outils qui ont permis de diffuser les connaissances, sous le thème « écrire et calculer »
  • S’émouvoir : le quatrième espace, le plus grand, est dédié à la rencontre avec l’art. Les œuvres et objets d’art traversent toutes les cultures et les époques, de l’Antiquité au XXe siècle
  • Contempler : le parcours se termine par le regard d’un amateur. Celui du Dr Charles Delsemme dont la collection invite à la contemplation.

Quant à la scénographie du futur musée, elle a été conçue par l’agence spécialisée Kinkorn (Pays-Bas), qui a, par ailleurs, déjà signé des éléments scénographiques du Musée Catharijne Convent (Utrecht) et du MAS (Anvers). Le mot d’ordre : respect et mise en valeur de l’architecture par la sobriété des mobiliers et mise en lumière de grande qualité. Vitrines, socles et graphisme sont le fruit du travail de la société Potteau, qui est également responsable de la scénographie du Musée royal de l’Afrique centrale dont le chantier est en cours. 

 

Pour sa première exposition, le Musée L accueillera l’artiste Barthélémy Toguo (né en 1967, au Cameroun). Profondément engagé, le travail de Barthélémy Toguo reflète la situation actuelle d’événements d’actualité, en particulier, les migrations et les changements climatiques. L’exposition s’adressera à tous les publics. Elle permettra, ainsi à la programmation qui y sera liée (tables-ronde, visites, conférences, workshops,…) de créer des liens entre les disciplines artistiques et d’autres domaines, objets de recherche et d’enseignement à l’UCL, en particulier scientifiques ; de « donner à penser » et d’être une « caisse de résonnance » des idées et solutions aux problématiques qui agitent notre société ; d’être un lieu de débat et de rencontre avec l’autre.

 

Un financement public/privé/mécénat

Le financement du futur musée est unique puisqu’il s’agit d’un partenariat public/privé/mécénat : une université, des institutions publiques et des mécènes (entreprises et privés). Concrètement, la grande majorité du financement est assuré par le mécénat, l’UCL met à disposition l’un de ses bâtiments phare, et les subsides des pouvoirs publics viennent compléter le financement. Au total, le futur musée de l’UCL coûtera 10,4 millions d’€, soit 7,4 millions pour la rénovation du bâtiment, 2,3 millions pour la scénographie et près d’0,7 million pour le réaménagement des abords du musée.

L’augmentation des collections est également assurée grâce à la générosité de mécènes qui offrent leurs œuvres à l’université : en 40 ans, le musée de l’UCL est ainsi passé d’environ 4 000 à + de 32 000 œuvres aujourd’hui.

 

Calendrier

  • mai 2015 : début des travaux de rénovation du futur musée de l’UCL
  • mai 2017 : ouverture de Livre et art, café, boutique, librairie du Musée L
  • juin 2017 : déménagement et mise en place des œuvres dans les espaces d’exposition permanente
  • juillet à septembre 2017 : graphisme du musée (notices, étiquettes,…) et mise en place du multimédia, films
  • octobre 2017 : installation de la première exposition temporaire
  • 18 novembre 2017 : ouverture du musée au grand public, week-end festif et gratuit pour tous

 

Quelques chiffres. Le Musée L, ce sont au total 5 828 m² dont 2.580 m² d’exposition (collections permanentes et expos temporaires) sur 6 étages, 430 m² de bureaux et ateliers, 1250 m² d’espaces d’animation et accueil des publics, 1200 m² de réserves. Soit 3830 m² accessibles au grand public. C’est aussi 1 centre de documentation, 32 000 œuvres, 5 espaces thématiques, 3 Labs. Pour un coût total de 10,4 millions d’€. En termes d’économie d’énergie, l’UCL gagnera une puissance de 125 KW grâce à l’isolation de la toiture ; le remplacement des châssis feront gagner une puissance de 25 KW ; et donc, au total, cela représente une économie de +/- 17 000 m³ de gaz par an.

Pour le déménagement des œuvres sont prévus : 800 caisses, transportées par 40 camions (trajets), déposées sur 180 palettes, enroulées de 5,4 km de film plastique.